Title - Denis Ouellet
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Denis Ouellet © 2007
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  Biographie  
 
St Leon Le Grand QuebecJe suis né le 17 septembre 1950, cinquième d'une famille de onze enfants. J'ai passé les premières années de ma vie à Saint Léon Le Grand, village québécois de fermiers et d'exploitants forestiers. Parce que j'étais né dans une famille nombreuse et modeste, mon épanouissement personnel n'a pas été à la hauteur de mes espérances : lorsque j'ai eu 14 ans,j'ai dû abandonner l'école l'école pour travailler dans l'affaire familiale. Avec mon père, j'ai chargé du bois dans notre camion et j'ai ouvert des chemins dans la forêt. Mais ma vie et mon travail ne comblaient pas mes attentes : à 16 ans, j'ai pris la décision de quitter pour toujours Saint Léon et de chercher ma propre voie. Je suis parti pour l'ouest de mon pays.

RevelstokeEn 1967, après un bref séjour à Montréal, j'ai donc pris la route de l'ouest. Au terme de cinq jours de voyage en train, je suis arrivé à Revelstoke (Colombie Britannique). Je me souviens d'être resté des heures, perplexe et admiratif, à contempler les merveilleuses Montagnes Rocheuses. Revelstoke, où la culture et la langue sont différentes de celles du Québec, a marqué le début de mes combats et de mes aventures. C'est là que j'ai commencé à exercer le dangereux métier de travailleur forestier et que j'ai acquis l'expérience et les connaissances qui, plus tard, m'ont permis de réussir comme chef d'entreprise. Un an ne s'était pas écoulé que, déjà, je préparais mon départ pour Terrace, à 1200 kilomètres plus à l'ouest, poussé par l'envie d'avancer dans ma profession.

TerraceMa vie à Terrace était semblable à celle d'un étudiant lorsqu'il entre à l'université. Je travaillais dur quand il le fallait et je profitais de mon temps libre pour me détendre et me distraire. Du lundi au vendredi, je consacrais de longues heures à me former pour devenir un bon travailleur; mais je dois avouer que j'ai gâché plusieurs fins de semaines dans les bars. Quand je suis arrivé à Terrace, j'étais encore un adolescent un peu perdu. Mais dans mes six ans la je suis devenu un homme, J'avais gagné en maturité et en expérience, deux atouts qui se sont révélés de première importance lorsque je me suis établi comme exploitant forestier indépendant.

Denis Ouelle LoggingÀ 24 ans, lassé de mener une vie d'adolescent, j'ai décidé de partir une nouvelle fois, encore plus à l'ouest, et de m'installer dans les îles de la Reine Charlotte. J'y ai travaillé pendant deux ans, économisant pour créer ma propre entreprise d'extraction de bois. Je faisais de longues journées, six jours par semaine et j'ai pu ainsi épargner l'argent nécessaire à l'achat de ma première machine, un Rubber Tire Skider qui me servait à traîner d'énormes troncs du cour de la forêt jusqu'aux chemins. Devenu exploitant, j'ai pris conscience d'une dure réalité : être mon propre patron était beaucoup plus difficile et stressant que je ne l'avais imaginé. J'en suis mLoggin Truckême arrivé à penser que m'être établi à mon compte avait été la plus grande erreur de ma vie. Cependant je me suis acharné, j'ai persévéré. Et, le temps passant, j'ai enfin aperçu une lumière au bout du tunnel. En effet, mon entreprise s'est peu à peu étendue. Onze ans plus tard, en 1988, j'avais 18 machines et 40 travailleurs. Mais c'est aussi cette année-là que j'ai dû cesser mes activités : face aux restrictions imposées par le gouvernement et à la pression de l'industrie, j'ai pris la décision de fermer.

C'est au cours de mon séjour dans les îles de la Reine Charlotte que j'ai connu ma première épouse, Johanne Larose, et que sont nés deux de mes enfants, Jonathan Denis et Corinda Geneviève. Ils faisaient toute ma fierté, et je considère ces années-là comme les meilleures de ma vie. Nous menions une existence simple, quoique très agitée sous bien des aspects. Après la fermeture de mon entreprise, nous sommes partis pour Vancouver et notre environnement a complètement changé. Notre décision se fondait sur la volonté d'assurer à nos enfants une meilleure éducation ; en outre, sans travail, nous n'avions plus rien à faire dans les îles.

VancouverVancouver a représenté un bouleversement. Mon style de vie, mes passe-temps, plus rien n'était semblable. Pour la première fois, je me trouvais dans une situation et un contexte qui m'étaient absolument étrangers. Ayant toujours travaillé dur, je n'ai eu aucun mal à relever ce nouveau défi : je me suis lancé dans une affaire de développement urbain et de constructions, où j'ai pu mettre à profit mon savoir-faire et mon expérience des machines. Je me suis installé à Nanaimo, qui était alors la ville proche de Vancouver connaissant la plus forte croissance démographique. A proximité de mon nouveau projet de Vancouver me permettait de commencer a faire du ski. Ce sport est devenu ma passion. Pendant de nombreuses années, j'ai skié pendant les mois d'hiver à Whistler, un complexe touristique de réputation mondiale. Ma ferveur était telle qu'en cinq ans, j'ai consacré à ce sport plus de quatre cents jours.

Fort NelsonAu cours de cette période, la relation entre mon épouse et moi s'est détériorée, au point que nous n'avions plus aucun échange. Nous avons alors décidé de suivre chacun notre chemin. Ces circonstances m'ont contraint à recentrer ma vie et un an plus tard, j'ai acheté un hôtel à Fort Nelson, dans le nord de la Colombie Britannique. Je l'ai appelé le Blue Bell Inn, et j'y ai vécu les dix années suivantes.

Peu avant mon arrivée à Fort Nelson, j'ai rencontré Nathalie Gagne, ma seconde épouse et la mère de mon fils Matthew, lui aussi il est une grande fierté de ma vie. En dix ans, j'ai connu de nombreuses personnes et me suis fait beaucoup d'amis parmi les étrangers qui séjournaient dans mon hôtel. Mais vivre dans ce petit village isolé a représenté un sacrifice : j'ai dû abandonner tout ce que j'aimais, le ski et la splendide nature deVancouver. Pour réaliser mon nouveau rêve, je me suis isolé à Fort Nelson et j'ai dû supporter des conditions extrêmes. Je devais me tenir constamment prêt à résoudre tout problème occasionné par le climat : la température pouvait descendre à moins 50 et il fallait douze heures pour rejoindre Edmonton, la ville la plus proche. Malgré tout, avec le temps, j'ai fini par aimer ce petit village et à apprécier les amManaguaitiés que j'y avais cultivées. Dix ans après mon installation, ma seconde relation s'est terminée et j'ai vendu mon hôtel. Le temps de la retraite était venu. Un an auparavant, un ami Richard Hapem'avait envoyé au Nicaragua comme expert dans le cadre d'un projet d'extraction de bois. C'est la que j'ai découvert ce beau pays et toutes les richesses qu'il a à offrir. Je suis arrivé à Managua le jour de mon cinquante quatrième anniversaire. : et encore une fois, il fallait que je relève un défi. J'ai appris a parler l'espagnol et j'ai réalisé l'un de mes grands rêves : écrire mon premier livre, Le Roy de l Empereur.
 
 
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